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L'Écho de Bouzaréah - Hebdromadaire |
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GRAND DEJEUNER DE GALA A PARIS |
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ne le laissait prévoir, monsieur Laven dit soudain quelque chose d'intelligent, à la stupéfaction générale.
Un léger malaise s'installa, vite dissipé par son épouse qui assura que cette attaque n'était que passagère et que tout rentrerait rapidement dans l'ordre.
En effet, une fois la crise surmontée, M. Laven se remit à proférer les stupidités dont il est coutumier, au grand soulagement de tous.
Comme il fallait s'y attendre, c'est Roland Bacri qui a assuré la majeure partie de l'animation par sa faconde bab-el-ouédienne, ses véhémentes prises de position sur la difficulté de communiquer dans notre monde moderne et son étourdissante virtuosité pour jouer avec les mots, qui fit les beaux jours du Canard Enchaîné durant plus de quarante années.
Sur ce dernier point, seul le grand Raymond Devos peut lui être comparé et ce n'est certes pas un hasard car il est bon de rappeler que les neuf premiers textes dits par Raymond Devos au tout début de sa carrière sont signés de Roland Bacri. |
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Mardi 11 novembre
C'est dans le cadre fastueux des salons de réception de la célèbre brasserie de La Coupole que s'est déroulé mardi un grand déjeuner de gala à l'occasion du passage à Paris de M. Richard Chéron en déplacement privé aux Antilles.
Sa compagne Marie-Cécile était bien entendu de la fête, ainsi que le fils de M. Chéron, demeurant à Paris, dont M. Rémy Laven déclara avec sa perfidie habituelle qu'il était bien plus beau que son père.
Outre M. Laven et son épouse Annie, participaient également à ce déjeuner M. et |
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De gauche à droite : Marie-Cécile, Richard Chéron, Makhlouf Derridj, Annie Laven,
Sylvie Derridj, Roland Bacri et le jeune Chéron junior.
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Mme Makhlouf Derridj qui ne manqueraient pour rien au monde une seule de ces réunions bien parisiennes. Enfin, l'éclat de cette manifestation s'est trouvé rehaussé par la présence de l'écrivain, poète et journaliste algérois Roland Bacri |
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Une conversation décontractée et de bon ton s'est installée dès le début du déjeuner, et il est étrange de constater que, contrairement à la coutume, assez peu de souvenirs de l'Ecole ont été évoqués.
M. Laven ayant confié aux autres convives que leur camarade Sylvette Leblanc était légèrement souffrante, un toast à son prompt rétablissement a été porté dès l'apéritif. On ignore tout de l'effet réel de ce toast sur la santé de Mme Leblanc, mais il est hors de doute que l'alcoolisme notoire de certains s'en est trouvé satisfait.
Le déjeuner ne fut troublé que par un incident heureusement sans gravité : au beau milieu du repas, alors que rien |
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La logique aurait exigé qu'il commandât une purée (d'nous z'autes) mais il lui préféra un magnifique plateau de fruits de mer dont il ne put venir à bout qu'avec l'aide de M. Derridj, ce dernier démontrant ainsi que la sécurité d'aucun tourteau ne pouvait être vraiment assurée dans le rayon d'action d'un Kabyle bien motivé, quel que soit son intérêt pour les mathématiques.
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...suite page 5
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Roland Bacri
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Le repas s'est déroulé dans l'ambiance amicale et chaleureuse habituelle aux rencontres des anciens de l'Ecole Normale de Bouzaréah. |
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Messieurs Chéron et Derridj
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